Né à Tokyo en 1913 de parents écossais en poste au Japon, Oswald Wynd a grandi au Japon. Au début des années 30, toute la famille regagne l'Ecosse. Puis pendant la Seconde Guerre Mondiale, Oswald Wynd est envoyé en Malaisie. Il retourne en Ecosse à la fin de la guerre, se consacre à l'écriture et signe plusieurs romans policiers sous le pseudonyme de Gavin Black. Il meurt en 1998. Une odeur de gingembre est son seul et unique roman historique. Il a connu un grand succès dès sa parution.

L'histoire : au début du 20ème siècle, Mary Mackenzie, écossaise de classe moyenne, embarque pour la Chine où elle va rejoindre son fiancé pour l'épouser. Commence alors, avec ce roman, le journal intime de Mary et sa correspondance avec sa mère restée en Ecosse.

Une fois à destination, Mary, qui n'avait jamais voyagé auparavant, découvre un pays et une culture qui lui sont totalement étrangers. Jane naît de son union avec Richard mais malgré l'arrivée de cette petite fille, son mariage est voué à la faillite. Mary s'ennuie également dans le milieu d'expatriés dans lequel elle évolue. Pour la suite, il va falloir vous plonger dans le livre.

Je me suis beaucoup attachée au personnage de Mary dans ce roman, une femme à la fois très naïve à son arrivée en Chine mais en même temps tellement ouverte d'esprit, curieuse, volontaire et finalement très en avance sur son temps. Le tableau dressé par l'auteur des européens en Asie m'a beaucoup fait sourire aussi.

Pour conclure, le fait que ce roman repose sur une correspondance crée une certaine intimité entre le lecteur et l'héroïne qui fonctionne plutôt bien, voire même très bien. Au fur et à mesure que l'histoire avance, il devient de plus en plus difficile de se détacher de ce bouquin. Si vous cherchiez un livre à dévorer pour l'été, il est tout trouvé.