Deux intrigues, séparées de 8 siècles mais qui se répondent, se développent en parallèle. En toile de fond, il y a Ella, femme au foyer américaine de 40 ans et lectrice pour un éditeur de la côte est, et dont l’univers pourtant bien ancré dans le matérialisme, bascule à la lecture de Doux Blasphème. Et il y a donc, Doux Blasphème, le livre dans le livre, qui retrace la rencontre bouleversante et historique entre le poète persan Rûmi et le derviche iranien Shams de Tabriz, à Konya au XIIIème siècle. Elif Shafak raconte comment leur rencontre a marqué pour Rûmi le passage entre sa carrière de prédicateur et le destin de poète pour lequel il est connu aujourd’hui. Je ne suis pas sortie indemne de ce roman. Il est riche en personnages fascinants et parfaitement ciselés mais aussi en poésie et en spiritualité. Quel plaisir j’ai eu en plongeant dans l’islam médiéval ! Si Soufi, Mon Amour ne réveille pas le mystique qui sommeille en vous, il réveillera certainement le philosophe. Je remercie mon amie Sophie, une autre Soufi, de m’avoir fait découvrir Elif Shafak.