Tout ça c’est bien mais le baseball c’est quoi ? Et surtout ça se joue comment ? Non ça n’est pas si compliqué que ça !

Pour un bon article sur les règles détaillées, visitez le site de la Major League de Baseball ou celui de wikipedia.

Version simplifiée

Deux équipes de neuf joueurs s’affrontent en neuf manches ("innings”). A noter qu’il n’y a pas de match nul au baseball : si au bout des neuf manches les deux équipes sont à égalité, on continue jusqu’à ce qu’une équipe gagne (d’où des matchs qui peuvent parfois être très très longs…).
Lors de chaque manche, une équipe défend et l’autre attaque (c’est-à-dire tape à la batte) à tour de rôle.

  • L’équipe qui attaque essaye de taper dans la balle et de courir de base en base (les bases sont ces coussins blancs qui forment un carré). Pour marquer un point, il faut qu’un coureur fasse le tour des trois bases et revienne au point de départ: la “home base”.
  • Pour les défenseurs, l’objectif est de retirer trois joueurs adverses en les mettant “out”. Pour ce faire, ils peuvent attraper la balle tapée par le batteur dans le gant sans qu’elle ne touche le sol, ou bien attraper la balle et toucher un joueur adverse avant qu’il n’arrive sur une base. Bien-sûr, il y a plein de subtilités que vous pourrez comprendre en regardant des matchs (c’est un peu comme expliquer la règle du hors-jeu au football, la première fois ça n’est pas si simple).

Le pitcher

Le lanceur de l’équipe qui défend, le “pitcher”, doit lancer la balle au batteur dans une zone bien précise (grosso modo allant du bas des genoux au-dessous des bras en hauteur, le tout dans une zone délimitée au sol par la “home base”). Pas évident … mais les professionnels y arrivent à des vitesses dépassant les 95mph (150km/h), en combinant tout un tas d’effets : impressionnant !!!

Le batteur

Lorsque le batteur “swing” (il essaye de taper dans la balle) et la rate, c’est un “strike”. S’il n’essaye pas de la taper et que la balle est dans la zone valide, c’est également un “strike”; si la balle est hors zone c’est une “ball”. Au bout de trois strikes, le batteur est “out”. Au bout de quatre “ball” il gagne le droit d’avancer sur la première base (on considère que le pitcher a mal lancé et son équipe est donc pénalisée); si d’autres joueurs sont déjà présents en première et deuxième base, ils avancent également. Lorsque la balle est frappée dans le terrain au-delà des limites de jeu c’est un “home run” (le batteur fait le tour des bases sous les bravos de la foule en délire). Les St. Louis Cardinals ont obtenu le record de “home run” dans une saison grâce à Mark McGwire en 1998 (70 home runs !). Ce record appartient aujourd’hui aux San Franscisco Giants avec 73 home runs frappés par Barry Bonds en 2001.

Le catcher

Un autre acteur important du match est le receveur, le “catcher”, et à St. Louis nous avons le meilleur : Yadier Molina (#4). Le rôle du receveur est de renseigner le lanceur sur le batteur. Au moyen de signes faits par le catcher sous son gant, ce dernier indique au lanceur ce qu’il lui semble le mieux d’envoyer (“fast ball”, “curve ball”, “splitter”, …), et dans quelle zone, en fonction de ce qu’il pense du batteur. C’est une phase clef de la stratégie du match, et à ce jeu-là Yadier Molina est vraiment le patron. Le lanceur et le receveur forment un vrai duo, et on a vu, tout au long de la saison 2013, le “catcher” des Cardinals inspirer les différents lanceurs de l’équipe. De plus, bien qu’il n’y ait pas officiellement de capitaine d’équipe au baseball, sur le terrain il est clair que Molina est également le patron !